| Le cœur du village |
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L’Église |
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Le pont de bois vers 1820 |
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C’est autour de l’Église et au bord de la Seine que le village de Chatou se construit. Entouré d’une muraille de protection contre les brigands sur laquelle les villageois montent la garde, il ne compte que quelques centaines d’habitants. Pour franchir la Seine, il faut emprunter un bac. En 1626, le bac est remplacé par un pont de bois à péage. Son débouché, dans l’alignement de l’actuelle rue du Port, appelé « grand carrefour », sera longtemps le cœur du village. Au début du XVIIe siècle, on y tient un marché le lundi.
En 1800, la commune compte un millier d’habitants, en majorité agriculteurs. Dans de petites ruelles, les maisons basses se serrent les unes contre les autres. |
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| La seigneurie |
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Rue Saint-Marie |
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La seigneurie apparaît au IXe siècle. En 1374, Gilles Malet, conseiller du roi, l’acquiert. Il se fait construire une belle demeure, considérée comme le premier « château » de Chatou. Les seigneurs se succèdent, la seigneurie s’étend. En 1762, elle est rachetée par le Seigneur de Bertin. Il acquiert de nouvelles propriétés. Il installe un grand jardin potager et fait construire un nouveau château, situé sur l’actuelle avenue de la Grotte. En 1777, il demande à son ami Soufflot de réaliser un Nymphée, grotte d’ornement et bassin de réception des eaux d’irrigation du potager. |
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| Nos rues et leur histoire |
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Le quai de l’amiral Mouchez
Né à Madrid en 1821, Mouchez fut chargé par le Ministère de la Marine d’importants travaux hydrauliques sur les côtes d’Amérique du Sud. Élu membre de l’Académie des Sciences en 1875, succède à Le Verrier comme directeur de l’Observatoire de Paris.Il meurt en 1892 et est inhumé à Chatou où il vécut. |
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au numéro 8 de ce quai. Son nom fut donné à l’ancien quai Bourbon en 1921. (D’après Chatou 1980, Michel Deroin-Thévenin).
Place des Marguilliers
Les Marguilliers étaient à la tête du Conseil de Fabrique. Ils étaient chargés d’administrer les comptes de la paroisse.Ils rendaient leur compte chaque année au curé. |
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| Un quartier typique et commerçant |
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Le lavoir |
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Rue de la Paroisse |
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Au XIXe et XXe siècle, de nombreux commerces et cafés occupent le rez-de-chaussée des habitations de la rue de la Paroisse et de la rue du Port. Le quartier a gardé son aspect d’antan avec ses maisons basses et ses petites ruelles.
On construit en 1836, sur la place de l’Église, le premier bâtiment municipal. Il regroupe l’école de garçons, le logement du maître, une salle de mairie, un local de police et un abri pour la pompe à incendie. Il est transformé en crèche en 1907. Entre 1860 et 1917, deux bateaux lavoirs sont amarrés sur la Seine. |
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| Les transformations du xxe siècle |
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Carrefour des rues de St-Germain et de la Paroisse |
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Rue du Château |
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Rue du Carrefour Saint-Denis,
immeuble Fabre.13 août 1934. |
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De la seigneurie, il ne reste que la propriété proche de l’ancien château détruit en 1910, où trônent deux lions de pierre et le Nymphée de Soufflot, classé monument historique.
L’ancien village est profondément transformé au début des années 70. Dans le cadre d’un grand projet de rénovation urbaine, les anciennes rues et habitations situées entre la rue du Docteur Rochefort et l’avenue du Maréchal Foch, jugées vétustes et insalubres, sont détruites. Entre 1966 et 1979, un nouveau quartier voit le jour. De grands ensembles résidentiels et de nouveaux locaux commerciaux sont construits. Certaines rues comme la rue du Carrefour Saint Denis et l’impasse du Puits disparaissent.
Le nouveau pont inauguré en 1966 est construit dans l’alignement de l’actuelle avenue du Maréchal Foch. L’ancienne mairie-école près de l’église est rasée en 1972. Les noms des rues comme la place des Remparts ou l’avenue du Château de Bertin nous rappellent l’histoire très ancienne du plus ancien quartier de Chatou.
Dernières traces du passé, l’Église et le presbytère largement transformés témoignent de la présence de ce village des bords de Seine. |
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